Ne trahissez pas votre promesse.
 
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 K. / mort calciné

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K.
Ceux qui ont su se vendre
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Nombre de messages : 35
Date d'inscription : 27/05/2008

Schéma anatomique
Age: 30

MessageSujet: K. / mort calciné   Mar 27 Mai - 19:56

K.

Même pas la décence d'apposer des initiales. Une lettre. Une seule lettre. Le plus drôle, c'est quand les gens le voient écrit. C'est une blague ? Non ? Faut le prononcer ? Comment ? Il y a les psycho-rigidesn qui se torturent le larynx à grand coup d'expirations gutturales, préférant crever que de prononcer autre chose que la voyelle... Les timides, qui ne peuvent s'empêcher d'aligner d'autres lettres derrière celle-ci, histoire qu'elle soit plus rassurantes.
Ben non.
C'est K., tout simplement. Ka.
C'est un surnom subi. Subit. Trois fois il m'est tombé dessus.

Premier vers : l'enfance. La découverte. Les lettres que l'on suit prudemment avec le doigt, pour se les imprimer sous la peau comme sous les yeux. K. La lettre qu'on ne voit presque jamais mais qui explose, lorsqu'elle est là, improbable danseuse en tutu dans une convention du G8. Qui fout le bordel quand, vraiment, il ne faudrait pas.

Second vers : l'adolescence. Accident de vélo. Truc bête. Vol plané et craquement sec. Me voilà cloué au lit, la jambe soutenue par un engin futuriste, dont on peut se demander s'il ne va pas vous broyer quand vous vous endormez. Mes parents, pourtant prévenants habituellement, oublient, au cours de leurs visites, d'apporter de la lecture. Une fois. Deux fois... Après trois jours, je quémande une revue à l'infirmière de service. Un magazine quelconque, numéro d'été... qui se sent donc obligé de proposer à ses lecteurs une quelconque lecture sur la plage. C'est l'histoire d'un garçon et d'un poisson-lettre. Qui m'accompagnera pendant près d'une semaine. K. me rentre un peu plus sous la peau.

Troisième vers, l'âge adulte : K. comme Koncert. Ouais, il y a une faute. Il y en a plein aussi dans le jeu de ce jeune artiste. Un festival quelconque, découverte de jeunes talents. Je suis resté l'écouter, je ne sais pas trop pourquoi. Son physique n'y était sûrement pas pour rien, j'avoue. Et puis, il chantait des textes intrigants. Naïfs. Mais jamais niais. Oui, ça, ça m'a intrigué. Tellement intrigué que, sans savoir pourquoi, lorsque je l'ai vu sur le parking, à la sortie du site, je me suis dirigé vers lui. Pas trop vite, histoire de ne pas l'effrayer.
Heureusement d'ailleurs, parce que sinon, la moto m'aurait heurté moi aussi de plein fouet. Un pauvre connard bourré. L'aède n'a pas vraiment décollé, il a juste rebondi, jusqu'à mes pieds. Il a du me voir, parce qu'il a essayé de parlé. Juste une onomatopée, une consonne. Ses cordes vocales ne devaient pas être capable de produire beaucoup plus. Encore. K. Encore...
Je n'avais plus qu'à hausser les épaules. Et accepter.


Age :
30 ans

Profession : Employé de mairie, service des naissances et des décès

Bagage : Un sac noir à roulettes acheté il y a plusieurs années en grande surface... Les coutures se décousent, les roulettes ne roulent plus, la fermeture ne ferme plus... Mais il tiendra jusqu'à la fin... Peut-on espérer.

Ah, vous souhaitez passer à l'autopsie de la chose ? Hmm, je crains de vous décevoir. Alors voyons... Des sous vêtements tout ce qu'il y a de plus sage (cinq T-shirts, autant de paires de chaussettes et de caleçons, modèle à coeurs), deux jeans bleus et un pantalon noir habillé (oui, il s'agit d'une retraite. Mais même l'Annonce n'ira pas contre une éducation plutôt sévère au niveau des apparences). Trois chemises : une verte, une violette et une rouge. Un pull noir à col Mao.
Attendez, j'enlève tout ça...
Ouf, j'ai bien amené mon ordinateur portable. Oui, je passe mon temps à l'oublier. Une trousse de toilette rebondie (du même modèle que le sac), trois ou quatre romans, une BD... Un lecteur mp3, un carton à dessins, mes crayons... Mon appareil photo aussi. Bien entendu...
Oui, je sais, c'est un peu décevant. J'aurais pu rajouter un peu d'herbe, un collier de chien ou vibromasseur... Mais ça m'aurait encombré et j'aurais fini par les égarer quelque part. Et après, je ne vous raconte pas l'ambiance. Quoi ? Les gens sont comme ça.

Physionomie : Avenante. Et si vous pensez que je m'envoie des fleurs, je vous enjoins à vérifier le sens du mot. En plus, ça n'est pas moi qui le dit. A vrai dire, c'est tout le monde sauf moi. Avenant, gentil, amical, rassurant. Ca en devient énervant, à la longue. Peut-être que c'est du à mon regard. Héritage maternel, j'ai les yeux gris clair. Forcément, comme je suis très brun, ça attire le regard.
Pour le reste, je n'ai rien du jeune cadre dynamique. Je suis de taille moyenne (à peine un mètre quatre-vingt), assez râblé. Mon apparence change selon mes humeurs, j'alterne principalement entre le look de baroudeur propre sur lui, qui fait toujours beaucoup d'effet aux dames (chemise froissée et barbe de trois jours) et le style respectable membre de l'administration, rasé de près, au sourire à la fois aimable et chaleureux.
Ce qui fige le sourire, ce sont les quelques éléments vestimentaires qui ne paraissent pas à leur place dans ma tenue : un bracelet de cuir au poignet gauche et divers anneaux de métal argenté, qui se balladent le long de mes doigts d'un jour à l'autre. Ca n'est pourtant pas grand-chose. Mais que voulez-vous, quand on a l'air sage...
Enfin, il suffit que j'ouvre grand les yeux, que je souris, et les choses s'arrangent. C'est Mariam qui m'a fait mettre le doit dessus un jour : "Tu ne seras jamais moche. Parce que, quand on te parle, tu as l'air d'écouter. Ca rachète tout."
Si elle le dit...

Caractère : Caméléon. C'est le danger, lorsque l'on passe son temps à essayer de satisfaire un public. On fini par s'adapter, presque inconsciemment, à son interlocuteur, à chercher les tournures de phrases qui lui parleront, les attitudes qui le détendront. Ca implique forcément une bonne dose d'observation, et j'ai la faiblesse de croire que je n'en suis pas dépourvu.
Faux-cul ? Non, pas vraiment. J'aime faire plaisir au gens. Et plaire, bien entendu. Aaah plaire. Se sentir le comédien vers lequel convergent tous les regards. Mais à ma façon. Discrètement. Sans avoir besoin de briller de mille feux.
Buté, je le suis également. Je peux me montrer d'une écoeurante mauvaise foi lorsque je ne suis pas d'accord avec quelqu'un, quand bien même j'affirmerai que le granit est capable de flotter en l'air. Ce qui occasionne parfois chez moi de longs moments de froideur. Mais, si j'étais encore gamin, on dirait simplement que je boude.
Le monde me fascine. La mécanique des choses, des gens, les influences qu'ils exercent les uns sur les autres, je m'en nourris. Voyeur, oui, certainement. Mais on peut aussi y voir une volonté de me fuir. Je suis décidément mal tombé. Dans toute la création, la seule chose qui m'inspire une indifférence mêlée d'agacement, c'est moi. Et il suffit de certains soirs de déprime pour que cela tourne au dégoût.

Ce que vous fuyez avec tant d'ardeur : Le quotidien. Qui étouffe et broie, qui empêche toute remise en question, toute mutation. Qui me lance dans un éternel tête-à-tête avec moi-même.

Quel mot avez vous laissé avant de tout quitter : J'avais envie de faire les choses en grand, pour une fois. Genre pirater le résau municipal pour y laisser ma prose. Finalement, j'ai laissé le temps me rattrapé et mon élégie a fini griffonnée sur une feuille A4 repêchée dans le bac à papier de l'imprimante.

"A qui voudra.

Pour la première fois, je parlerai en mon nom."

J'en ai fait deux photocopies. J'ai laissé l'original sur la table du petit déjeuner, Damien se lève toujours après moi. J'ai rajouté ça : "Tu m'avais dit que tu préférais que ça se termine sans douleur. Voilà. Reste encore un mois si tu veux." L'un des duplicata est arrivé chez ma mère, l'autre sur le bureau d'Irène, ma responsable directe. Elle a eu le droit à un extra, elle aussi. "OUI tu as un gros cul. Arrête de le demander sans arrêt."
Ca a été très libérateur. Et pas seulement à cause du message pour Irène.


Portrait familial : J'ai une maman, et c'est à peu près tout pour mon entourage immédiat. Mon père est décédé dans un accident de voiture, il y a maintenant huit ans. Il doit me rester des grands-parents qui gagattent dans une maison de retraite. Je ne suis pas un petit fils très attentionné.
Une fois l'an, je remonte chez maman. Et là, c'est la fête de la vraie-fausse famille. Cousin, cousine, beaux-fils, passants, tout le monde se retrouve et donne de ses nouvelles. De Zoé, qui est arrivée la dernière fois à dos de chameau à Vincent et son exploitation de patates bleues. On se parle comme si on s'était quitté la veille. Et puis tout le monde s'éparpille, tandis que je range avec ma mère, en tentant de lui peindre une vie plus jolie que celle qu'elle veut avoir. Elle finit souvent par sourire et me disant "Tu es gentil." Elle aussi...

Portrait que votre famille ferait de vous :
Tiens, il me semble que je viens d'y répondre... enfin, s'il vous voulez en savoir plus, ma mère dirait qu'elle est très fière de son grand garçon, même si elle a l'impression de ne pas en savoir assez sur lui. Elle me trouve parfois trop distant, trop froid... C'est le problème quand on s'adapte, on reste à la surface des choses.
Zoé, elle dirait que je suis totalement stupide et que c'est ça qu'elle adore chez moi. Et que s'il y a une connerie à faire pour amuser la galerie, je serai le premier à m'exécuter. Ca n'est pas faux. C'est aussi une façon de capter les regards.
Quant à Damien... Il rougirait, bien entendu, et finirait par dire que je le rends heureux. Après, vous n'en tireriez plus rien.
Vincent prendrait son sourire le plus sarcastique pour dire mystérieusement que lorsque je veux arriver à mes fins, je ne recule devant pas grand-chose, avant de se refuser à tout autre commentaire. Mais quand vous vous retourneriez, vous entendriez un marmonnement retenu mais parfaitement audible, un truc du genre "... pèce de traînée, K..."

Manie(s), tic(s), maladie(s), phobie(s), obsession(s), antécédent(s):
Je suis incapable de me souvenir des détails de la vie quotidienne ce qui fait que je dois toujours retourner vérifier que j'ai bien fermé la porte à clé, que j'ai bien acheté des pâtes...
Niveau phobies, je ne supporte pas les larves et tout ce qui grouille.
Enfin, si mon dossier médical vous passionne, sachez que je souffre de violents accès de migraine totalement aléatoires mais assez spectaculaires. (le genre qui vous fait littéralement vous taper la tête contre les murs).

Quel genre d'écrivain croyez-vous être : Avant tout un écrivain de fiction. J'abhorre les soi-disants "romans à clé" ou "romans à message". Ne parlons pas des autofictions ou de cette manie de tout un chacun de raconter "l'histoire de sa vie". Toute fiction dénonce, parle de son auteur... Quel besoin est-il de le souligner.
Pour le reste, je suis un écrivain "à personnages". Ils sont tout pour moi lors de leur écriture, ils vivent et prennent leurs droits sur moi. Jusqu'au bout.

Quel chef-d'œuvre comptez-vous écrire :
Une fiction qui fera naître en chacun d'autres mondes et d'autres réalités que les miennes.

Quel est votre vœu le plus cher : Me connaître, enfin.

Vers quoi ou vers qui s'oriente votre désir de vengeance : Les certitudes établies.

Avez -vous un casier judiciaire : Non.

Orientation politique : Dans les salons, je prends systématiquement le rôle du gaucho utopiste. Ce qui m'évite de me rendre encore plus ridicule en dévoilant mes véritables opinions, qui ne seraient d'une quelconque valeur que dans un monde parfait.

Orientation sexuelle : Homosexuel

Quel est votre plat préféré: La salade de fruits

Celui que vous détestez : L'île flottante

Quelles sont les raisons qui vous ont fait écrire ou vous feront écrire : Dans l'écriture, les choses ont un sens.

Croyez-vous en votre inconscient : Ne pas y croire serait absurde, à mon sens.

Qui est votre idole : Ceux qui se font idôlatrer.

De quoi avez-vous peur de manquer pendant ces trois mois : On verra une fois que je serais arrivé.

Ce qui vous excite : La lueur de plaisir dans l'oeil de l'autre.

Quel rêve faites vous le plus souvent : Je ne me souviens jamais de mes rêves.

Quel cauchemar : Celui qui fait que je me réveille avec la migraine... Mais comme je ne me souviens pas non plus de mes cauchemars...

Racontez moi enfin comment vous m'avez séduit dans l'arrière-salle du café, l'histoire que vous m'avez raconté, et qui fait que je vous ai choisis parmi tant de candidats :

Haussement de sourcils. Ca avait été ma première réaction en entrant dans la salle. Du monde il y en avait. De tout. Un peu comme un 31 décembre, lorsque les gens se rappellent soudain qu'ils doivent renouveler leur inscription sur les listes électorales. Une foule hétéroclites, rien à voir avec le rassemblement de bobos que je m'attendait à trouver... Première surprise.
Pendant qu'on patientait, j'avais entamé la conversation avec une mère de famille dont le ventre s'arrondissait joliment. Elle n'en pouvait plus, elle m'a dit. Trop de stress, elle avait besoin de se retrouver, d'en apprendre plus sur-elle même en écrivant. Tout autour de moi, ça n'était que ça. Partir, s'en aller, rejoindre un sanctuaire. Le sang avait commencé à battre à mes tempes. J'ai serré les poings, et gardé mon plus charmant sourire. Discipliné. Pas de coup d'éclat, pas encore.

Mon tour enfin.

J'avais tout préparé. Le discours était prêt à sortir, paufiné. Il me ressemblait. Et puis... Je ne sais pas. La fumée du café, l'ambiance, les voix... Ou peut-être, sans doute, le visage en face de moi. Quelque chose s'est grippé. Pour la première fois depuis... Depuis quand ?

"Je ne m'enfuis pas."

Ma voix était anormalement sonore. Ce timbre que j'avais appris à mettre en sourdine se déployait à présent, effleurant le plafond bas de l'endroit.

"Tous, quelque chose les pousse là-bas. Pas moi. Je viens de ma propre volonté."

Quelques murmures s'élevèrent derrière moi. Tellement familier que j'en eu presque un haut-le-coeur.

"Je suis prêt à mettre mes certitudes en jeu pour quelque chose d'infime. Je suis prêt à plonger dans le connu pour y trouver du nouveau. Je n'ai rien d'un talent en herbe, j'en suis conscient. Jeune, j'ai laissé passé ma chance. Mais..."

Je levais la main, tentant de saisir ce qui m'échappait.

"Mais il y a trop de certitudes, trop de succès déjà joués. Faites un pari. Laissez-moi vous convaincre que je peux conter bien plus de mille et une nuit."

Le regard en face de moi n'était pas de ceux auxquels on pouvait plaire par un sourire et quelques paroles aimables. Et, plus que tout, c'est cela qui m'a poussé à resté planter là, à ne pas tourner les talons après avoir gentiment supplié.

Comment avez-vous connu Cachtíc?


Par une réclame sur VampireS


J'accepte que mon personnage disparaisse au cours de l'aventure à quelque moment que ce soit si cela est nécessaire au déroulement de l'intrigue.
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M. Whittier
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Age: je parierais pour centenaire....

MessageSujet: Re: K. / mort calciné   Mar 27 Mai - 21:22

Je tiens le pari, en bon janséniste que je suis.
J'attendrais vos mille et une nuits, attention il est dangereux de me faire saliver Cool

En tout cas bienvenu chez les tordus Monsieur K.


Fiche Validée

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M. Whittier
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MessageSujet: Re: K. / mort calciné   Lun 13 Avr - 15:05

RIP







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