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 Melody Jane

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Melody Jane
Et la marmotte.. elle met le chocolat, dans le papier d'alluminium
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MessageSujet: Melody Jane   Lun 21 Avr - 20:01

Surnom :
Melody Jane.
Au début il n’y avait qu’une personne qui l’appelait ainsi : sa nourrice, puis au fur et à mesure par le bouche à oreille, partout on l’appelait ainsi.
Melody Jane, elle détestait ce surnom, mais par accoutumance elle s’y retrouvait.

C’était un soir de brouillard, lors de l’une de ses soirées, où, solitaire, elle prenait plaisir à marcher, emmitouflée dans ses habits pour ne pas avoir froid. C’était dans ces moments, dans les rues de cette ville qu’elle se sentait bien, sans peur, malgré le danger qu’elle aurait pu courir. Elle évitait les passants, les rues trop sombres et celles trop connues et se baladait simplement. Mais ces randonnées prirent fin, quand un soir de brouillard une voiture lui rentra dedans. L’accident aurait pu être bénin, mais la voiture allait vite et l’enfant n’avait pas pris le temps de regarder ni même d’écouter avant de traverser. Elle passa au dessus de la voiture, s’ouvrant le crâne et se brisant le bras. L’homme la vit à terre, inconsciente, ses longs cheveux blonds teintés d’écarlate. Aussitôt il l’emmena à l’hôpital où elle resta près d’un mois dans le coma.


Les ailes de la Rolls effleuraient des pylônes
Quand m'étant malgré moi égaré
Nous arrivâmes ma Rolls et moi dans une zone
Dangereuse, un endroit isolé

Là-bas, sur le capot de cette Silver Ghost
De dix-neuf cent dix s'avance en éclaireur
La Vénus d'argent du radiateur
Dont les voiles légers volent aux avant-postes

Hautaine, dédaigneuse, tandis que hurle le poste
De radio couvrant le silence du moteur
Elle fixe l'horizon et l'esprit ailleurs
Semble tout ignorer des trottoirs que j'accoste

Ruelles, culs-de-sac aux stationnements
Interdits par la loi, le cœur indifférent
Elle tient le mors de mes vingt-six chevaux-vapeur

Prince des ténèbres, archange maudit,
Amazone modern' style que le sculpteur,
En anglais, surnomma Spirit of Ecstasy

Ainsi je déconnais avant que je ne perde
Le contrôle de la Rolls. J'avançais lentement
Ma voiture dériva et un heurt violent
Me tira soudain de ma rêverie. Merde !
J'aperçus une roue de vélo à l'avant,
Qui continuait de rouler en roue libre,
Et comme une poupée qui perdait l'équilibre
La jupe retroussée sur ses pantalons blancs

" Tu t'appelles comment ?
- Melody
- Melody comment ?
- Melody Nelson. "

Melody Nelson a des cheveux rouges
Et c'est leur couleur naturelle.

~~Gainsbourg~~

Ainsi elle fut appelée Melody, Melody Jane en souvenir de sa mère : Calamity Jane. Et, parce que, comme elle, il lui arrivait toujours des tuiles, elle n'avait jamais de chance, toujours la guigne.

De cet accident Melody Jane ne garda qu'une cicatrice. Elle ne se rappela pas de son coma. Ces peurs se firent plus grandes, plus capricieuses, moins espacées. Elle acheta par centaines des grelots et ne sortit plus le soir. De plus, alors qu'avant sa flûte traversière elle n'y jouait que par ennui, elle se mit à rééduquer son bras en jouant des heures. La flûte traversière devins l'une de ses obsessions.



Age :
18 ans

Profession :
Ecrivain en devenir

Bagage :

Devant la grande valise sombre, la jeune femme a mille et mille fois mis et remit ses affaires, pour s’en défaire presque aussitôt. Puis mu d’un instinct subit, elle a rangé, dans sa valise d’un autre temps, un miroir en argent, avec une poignée, grand et rond ; Une robe blanche finement travaillée, une robe rouge foncée qu’elle ne mettait jamais, des habits de tous les jours : jeans, chemises, habits de soirée. Prenant des bottes noires avec, bien sûr, de hauts talons, des escarpins blancs et une paire de chaussures simples ; une brosse ainsi qu’un petit nécessaire de maquillage ; le livre de son père, seul rescapé de son passé, ainsi qu’une plume écarlate lui ayant appartenu ; un paquet de cigarette en cas de coup dur ou de déprime passagère ; des rubans pour ses cheveux ; un bon millier de grelots de toutes tailles ainsi qu’une vieille flûte traversière prête à rendre l’âme ; des calmants, des antidépresseurs et une bonne dose de doliprane.






Physionomie:

Innocente petite enfant, elle semble plus jeune que son âge. Effrayée ses grands yeux bleus vous regardent, furtivement pour ne pas être vu, sans juger pourtant, juste un peu méfiant. De ses regards qui demandent à être prise sous une aile, elle a peur et tente de le cacher. De ses yeux on pourrait facilement imaginer une larme, pourtant elle ne pleure pas ou peu, juste quand elle a peur, quand elle est énervée ou hystérique, jamais par tristesse.
Son visage est pâle, petit malgré sa grande taille. Elle mesure environ 1 m 70, ce n’est pas si grand pourtant sa taille fine, ses bras et ses jambes longues la grandissent. Cachée derrière une superposition de vêtement on ne peut qu’à peine deviner sa poitrine. En effet ses habits toujours très sombres ou, à l’opposé, très pâles ne laisse rien apparaître d’elle.
Ses cheveux sont longs, elle les attache rarement, préférant les laisser libres et volages pour entendre la musique des grelots qu’elle dispose en eux. Ils sont blonds et légèrement bouclés, ils leurs arrivent de briller un peu au soleil. Ses lèvres sont rouges pâles, jamais maquillées. Sa bouche grande et bien faîte est tremblante quand elle est apeurée.
Elle marche lentement, ne court, ni ne fais aucun sport. C’est avec la même lenteur qu’elle porte à ses lèvres sa flûte. Pourtant ses gestes en eux même sont assez rapides. Quand elle a peur ou qu’elle s’énerve ils deviennent désordonnés, encore plus rapides et nerveux. Elle n’arrive ni à les ralentir, ni à les empêcher d’exploser.
A part ses grelots elle ne porte aucun bijou.
Sa plus grande -et seule- fierté est ses cheveux.


Caractère:
Miss peau de banane accepte de toujours tomber, de se prendre des tôles, des tuiles, des violentes et des bien mures. On pourrait même dire qu’elle en est habituée et que cela lui semble normal. Ainsi elle imagine aisément que durant son travail d’écriture quelque chose lui brisera les doigts, et qu’il faudra apprendre à écrire de la main gauche. Pourtant elle n’a en rien, un caractère défaitiste, elle n’est non plus optimiste. Juste neutre, elle avance quoi qu’il arrive avec une certaine indifférence, elle entre dans tous les jeux du moment qu’elle comprend les règles. Ce n’est pas pour autant qu’elle manque de caractère, elle agresse et attaque, s’éloigne et fuis. Elle est facilement ébranlable sur certain terrain mais rien ne l’empêchera de croire certaines choses.
Malgré tout, elle se relévera. Avec l’aide de sa flûte ou de ses grelots, elle y arrivera. Battue battante toujours, ce n’est pas une raison de vivre, ni même d’exister, juste une habitude.
Pareillement elle accepte les différences, les défauts sans même toujours s‘en rendre compte.
Trimbalée partout durant son enfance, même dans les quartiers les plus sombres, elle est toujours restée assez simple, ni malsaine, ni perverse. Ni détraquée. A l’école elle était miss parfaite, toujours première sans pourtant jamais travaillée ses cours, préférant lire d’autres livres plus compliqués mais plus intéressants.
Certains l’ont aussi appelé Sainte Nitouche, du au fait que jamais elle n’a touché à de la drogue (autre que ses médicaments), ni même au tabac. Jamais non plus elle s’est rebellée contre la société, n’a dit un mot plus haut que les autres ou s’est rendu coupable d’un petit larcin.
Peu sociable, elle n’a jamais eu beaucoup d’ami, en vérité elle n’en a jamais voulu, jamais recherché.
Les gens ne se sont jamais beaucoup attachés à elle malgré ses airs de sainte et de gentille petite fille. Ils ont toujours eu l’impression qu’elle se cachait.
Elle garde ses secrets comme des joyaux sombres, des impuretés parfaites. Elle regarde les autres sans jugement mais préférant se méfier de tous. Pourtant il suffit de lui tendre la main pour qu’elle change de regard.



Ce que vous fuyez avec tant d'ardeur:
Elle fuit la vie et le quotidien des jours. Sa solitude et son asociabilité, sa responsabilité tout nouvelle d’adulte qu’elle n’assume pas encore. Apeurée par le monde, apeurée par tout, par ce futur qui se profile devant elle sans saveur, sans beauté, d’une grisaille banale et ennuyeuse. en vérité elle était perdue, ne sachant que faire, sans famille, sans véritable amie, elle a vu l'annonce et s'est lancé le défi.

Quel mot avez vous laissé avant de tout quitter :

« Violence et douceur dans un écrin de beauté.
Solitude muette et grand renoncement.
Je pars à la recherche de lettres, écrire un beau roman. »

Premières lettres qu’elle écrit avec la plume écarlate, elle se sens timide devant cette écriture fine et sombre. Elle se dirige vers la fenêtre et lance le papier. Il prend son envol et bientôt disparaît. Alors doucement elle prend sa flûte et se met à jouer un air mélodieux entre tristesse et espoir.


Dernière édition par Melody Jane le Dim 27 Avr - 14:34, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Melody Jane   Mar 22 Avr - 11:01

Portrait familial:

La jeune femme, d’a peine 19 ans reste étendue sur le sol. Battue par des hommes achetables elle sert son ventre de ses bras maigres. De toutes ses forces, elle s’oblige à rester en vie, à garder son enfant dans son corps. A vivre pour lui, pour lui offrir le droit d’exister. Femme sans visage, femme sans beauté avec juste ses yeux si beaux, ses yeux si vrais. Elle avait fait chanceler l’écrivain. L’écrivain qui l’avait séduite par ses mots sur le papier. L’écrivain qui l’avait fait pleurer, qui l’avait fait sourire. Celui qui avait écris les horribles mots, ceux qui les avaient secoué si fort son cœur et renversée son âme.

L’homme qu’elle aimait. Ce monstre qui cachait son cœur derrière une rempart d’indifférence. Qui avait cru ses défenses dégelées quand il l’avait vu. Ce profond croyant déjà marié, qui blessé en plein cœur c’était laisser plongé dans la décadence et … l’amour.

Un monstre, un monstre apeuré qui avait exigé la mort de l’enfant, puis sa mort à Elle. Celle qui refusait de voir. Celle qu’il aimait.

Le visage tuméfié, la joue salie par la boue, la femme enceinte de 5 mois resta étendue, inconsciente, comme morte. Un homme s’approcha de la rue et la vit. Aussitôt il accourut. La chance fit qu’il fut médecin et que la balle était près du cœur de la femme, et ne la tuait pas encore. Appelant ses confrères plus loin, il fit le nécessaire en attendant les secours. Etonné par la force morale de cette femme agonisante, par son instinct de survie plus fort encore que la mort, il resta près d’elle lorsqu’elle fut hospitalisée.


Mère : Isabelle Eleanora.

Avant l’accouchement :
Mlle Eleanora fut élevé dans une famille noble habitant dans une maison spacieuse et luxueuse. Grandissant dans une famille sans amour, une famille sans cœur, elle fit sa première fugue à 12 ans, on la retrouva un jour après mourant de faim. Sa seconde et dernière fugue fut préparée, à 13 ans Mlle Eleanora disparut de la circulation. Ses parents la recherchèrent activement, usant de tous les moyens afin de retrouver leur unique héritière. Moyens qui échouèrent. Isabelle découvrit la grande vie, puis la grande faim et enfin la misère. Durant ses périodes bohèmes où comme les autres gueuses, elle parcourut les rues mendiant le sou, puis des années plus tard quand elle fut prise dans un réseau pour pouvoir survivre à la dure loi de la vie, vendant de l’amour. Malgré les douleurs, les violences, les coups qui firent frémirent et grandirent son corps plus vite que les autres jamais elle ne toucha à la drogue, ni même à l’alcool. Jamais elle ne remit en cause son départ.
Elle avouera à sa seule amie durant ses périodes les plus sombres la véritable raison de son départ. Ses parents étaient les actionnaires d’entreprises douteuses. Sa mère gérait une secte aux allures de grande révolution et son père fermait, entre autre, les yeux sur un réseau de tourisme sexuel. Pire encore son père avait commencé à s’intéresser à ce réseau puis de plus en plus, à pratiquer. Quand un jour elle avait senti ses yeux sur elle, l'enfant avait préféré fuir. Bien sur ceux-ci ne le savaient pas, comment aurait-ils pu se rendre compte que leur fille fouillait toutes leurs affaires ?

Un jour de grande misère, un homme l’avait ramassé sur le bord du trottoir, agonisante et l’avait emmené chez lui. Vinrent les plus beaux jours de son existence. La jeune femme resta dans la maison le temps qu’elle se repose, se soigne, l’homme était en voyage, il se nomma à elle comme étant Armand de son nom d’auteur. Elle lut ses livres durant les longues heures d’attente quand il s’absentait. Bientôt ils tombèrent amoureux, s’enfonçant dans l’amour comme on prend une pierre avant de sauter du haut d’une falaise. Il resta auprès d’elle, la logea, la soigna. Puis quand enfin il compris qu’il l’aimait, il disparut.
Elle resta là, vide, avec devant elle de quoi recommencer une vie. Elle avait 18 ans, 7 ans d’innocence, 10 ans et 8 mois d’enfer, et le reste de bonheur. On aurait pu croire que tout était devant elle, Isabelle était si jeune, pourtant dès la seconde où elle fut là devant tout cet argent, elle mourut. Ne vivant plus que pour l’être qui sommeillait en elle.

Après l’accouchement :
« Notre fille, mon dieu notre fille ». L’écrivain elle l'avait retrouvée, lui qui a vainement tenté de la faire avorter puis de la tuer. Montrant sa fille à la famille devant elle, elle hurlait son nom, elle hurlait son amour comme on se jette, comme on s’offre. Silencieuse la femme de celui qui tournait les mots restait muette, son fils immobile, pâle, accroché à sa jambe comme pour ne pas plonger. Ils avaient peur, si peur. Peut-être pas autant que lui qui tremblait devant la vision d’un amour caché, d’un amour si fort que ses jambes tremblaient et que son cœur l’incendiait. Pourtant il restai là, immobile, silencieux, attendant qu’elle s’en aille. Eventrée, étripée, le cœur déchiré Isabelle s’en alla.
Quelque jours plus tard, elle pris de la drogue. Quelques mois plus tard elle était accro, et la fille, la petite fille si sage, anémié. Un an plus tard on porta plainte, l’enfant fut envoyé dans un foyer, la mère dans un centre de désintoxication puis dans un asile. Deux ans plus tard, on découvrit son nom, et on envoya l’enfant chez ses grands parents. Isabelle fit la seule chose qui lui sembla juste pour l’enfant, elle parti de l’asile et arriva chez elle, pistolet à la main. Sans pitié, sans une once de raison, bouffée jusqu’à la moelle par un amour désespoir, elle tira sur ses parents. Elle prit l’enfant dans sa main et l’emmena avec elle. 5 jours plus tard on les retrouva, la mère retourna dans l’asile où on la « calma », l’enfant chez ses grands parents. Seule la grand-mère avait survécu.

La mère mourut à ses 36 ans, au 17 ans de sa fille. Celle-ci continua à venir la voir jusqu’au bout, bien que sa mère soit réduit à un état de légume.


Père : De son nom d’écrivain Armand

Elevé dans une famille normale, pleine d’amour pour leur unique fils, il vécut heureux. Après un léger passage « rebelle » dans la société, quand il sortait avec des débauchés et des adolescents peu studieux, il resta dans la norme. A 22 ans il écrivit son premier livre et les autres s’enchaînèrent. A 23 ans il se maria et peu après eu un petit garçon avec une femme douce, gentille, agréable. Il rassemblait à la perfection tous les éléments d’une vie parfaite et bien entretenue. Cependant il lui manquait quelque chose, peut-être était-ce le souvenir de ces années folles. Il rêvait de bohème et ces livres contrastaient avec lui si doux, ils se montraient d’une grande cruauté et d’une violence inouï. Sa femme se garda bien de les lire.
Il partit en voyage pour rencontrer un grand écrivain et peut-être écrire avec lui. Alors qu’il rentrait tard, un soir chez lui, il tomba sur une femme prostituée, allongée sur le trottoir, pleurant toute les larmes de son corps sans un bruit. Celle-ci n’était ni belle, ni lumineuse. Elle avait plutôt le regard des damnées, de ceux qui vivent la nuit et dorment le jour, de ceux qui ont tant subis et subiront encore. Il l’emmena chez elle, pour la soigner et dresser son portrait. Déjà il l’imaginait dans l’un de ses livres en rouge et noir. Il essaya en vain de connaître son passé, l’autorisant à rester chez lui et à lire ses livres – qu’il avait toujours refusés à sa femme- il apprit à la connaître. Peu a peu il se rendit compte qu’il était amoureux d’elle. Tombant sous son charme et ses grands airs étonnés au réveil, il s’éprit d’elle de sa noirceur et de sa douleur enfouie profondément.
Quand enfin il se rendit compte qu’il l’aimait bien plus que sa femme, il du faire un choix. Il préféra rester l’homme et non Armand, l’écrivain. Déchirant les liens avec sa muse, il disparut de la circulation. Quand 5 mois plus tard il apprit qu’elle était enceinte, il prit peur et fit tout pour qu’elle perde le bébé, allant même jusqu’à menacer sa vie. Mais elle survécut.
Et quand elle arriva en face d’elle pour exiger qu’il reste avec elle, il ne pu rien dire, tant l’envie était forte.
Peu après elle disparut.
Alors il fut tout pour la chercher de nouveau, il engagea quelqu’un pour la surveiller, chaque jour, chaque soir et quand la situation devins intenable ce fut lui qui porta plainte, lui qui prevena la police d’où elle se cachait après le meurtre de son père.
Il délaissa sa femme et son fils, vivant dans l’ombre sur les livres qu’il avait écrit dans le passé. Sa vie se détériora, son esprit s’affola mais jamais il n’eut le courage de renverser les pots cassés.
A la mort de l’être qu’il eut le plus aimé et qu’il détruisit, il envoya sa plume d’écrivain et son dernier livre, le plus sombre, celui qu’il écrivit alors que son amour s’enfonça dans les ténèbres à sa fille.
Peu après sa femme en eut assez, leur fils étant presque adulte ils convinrent à un divorce.
Il se suicida un an après la mort d’Isabelle, sans un mot pour son entourage.

Mère d’Isabelle :
Noble bourgeoise aux airs de Sainte Nitouche, elle reste une arnaqueuse hors pair. Le jour où son mari est mort, elle a pris une part active dans sa secte. Perdue, seule, elle ne jeta qu’un bref regard à sa petite fille et préféra payer quelqu’un pour lui servir de tuteur, d’aide et enfin de mère. La personne qu’elle paya n’eut non plus aucun regard envers la petite enfant. La jeune fille vécue donc dans un univers froid et sans amour, où on ne lui demanda que d’avoir des bonnes notes et d’être sage et polie. Ce en quoi elle excella.
La mère d’Isabelle mourut peu après les 18 ans de sa petite fille sans que celle-ci ne verse une larme.


Portrait que votre famille ferait de vous: Ses tuteurs, ses aides, sa nourrice parlèrent en faveur de l’enfant. Pourtant malgré son calme et sa gentillesse, ils avouèrent ne jamais être trop à l’aise auprès d’elle. Bien élevée, bien éduquée, s’occupant de son cœur avec sagesse et discernement, la jeune fille s’est pourtant refermé au cours du temps. Le plus étonnant peut-être est que la petite guerrière au cours des ans s’est transformé en apeurée, en terrifiée, avec ses angoisses et peurs irrationnelles. Ses obsessions par période.

Manie(s), tic(s), maladie(s), phobie(s), obsession(s), antécédent(s):
La moindre bête, le moindre ridicule petit insecte, le moindre oiseau, chat, chien, cheval, zèbre, lion, biche, tous ! Tous lui font peur, pire la terrorise. Alors elle s’enferme a double tour dans sa chambre, vérifie chaque recoin (et oui les araignées) sous son lit, dans ses draps, près de l’eau, partout. Tel une folle elle prend des heures à arpenter sa chambre à la recherche du fruit de ses terreurs et quand enfin elle est sure, elle prend un à un les grelots et les dispose sur les meubles, les murs, la porte, dans ses cheveux, sur ses habits, par terre. Tant qu’elle n’a pas mis au moins une centaine de grelot, elle est apeurée, et fais des crises de claustrophobie.
Une fois mit dans sa nouvelle chambre tout les grelots, elle pourra accepter l’arrivée d’une mouche sans monter au plafond, la rencontre avec une souris sans sauter sur son lit et hurler la mort, un chat dans sa chambre sans perdre ce qui lui reste de lucidité.
Les animaux étant sa principale phobie (qui n’est pas moindre) elle reste moins sensible en extérieur (ou elle a peur de tout sans aucune particularité).
Les seringues, les couteaux, les armes la terrorisent.
Elle fait régulièrement des crises d’angoisses qui la paralyse et l’empêche parfois de respirer.
Les humains, sa sociabilité sont pour elle source de tracas, et la rend anxieuse.
Heureusement ses périodes de peurs irrationnelles et d’angoisse sont rares vu qu’elle se préserve beaucoup. Ce voyage pour écrire va sûrement la mettre dans un état de stress énorme, et la plonger peu a peu dans ses crises. Cependant elle a pris suffisamment de médicaments pour éviter le pire.
Son miroir entre autre la plonge dans une contemplation d’elle-même, non narcissique. Il s’agit plutôt d’une remise en cause de ces agissements, de ses regards, d’elle-même. Cela la calme beaucoup, surtout quand ses peurs sont dirigés sur elle-même, au réveil d’un cauchemar particulièrement douloureux.
Elle ne fut jamais interner, bien qu'on lui conseilla un psychiatre.


Dernière édition par Mirahil le Jeu 24 Avr - 18:25, édité 1 fois
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Melody Jane
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MessageSujet: Re: Melody Jane   Mar 22 Avr - 11:02

Quel genre d'écrivain croyez-vous être:
Un écrivain de beau livre en blanc et rose. Un écrivain sans grand talent mais juste avec une idée fixe : UN livre.

Quel chef-d'œuvre comptez-vous écrire:
Un livre sur l’amour, sur l’amitié, un livre sans surprise et sans danger. Un livre en blanc et rose sans aucune saleté.


Quel est votre vœu le plus cher:
Ecrire ce livre.

Vers quoi ou vers qui s'oriente votre désir de vengeance:
Ce n'est pas véritablement une vengeance, juste un but choisi pour lutter contre l'ennui, une revanche contre son père au visage inconnu.

Avez -vous un casier judiciaire:
Non

Orientation politique:
Aucune

Orientation sexuelle:
Pas d'expérience en la matière.

Quel est votre plat préféré:
Salade de fruits

Celui que vous détestez:
Elle a un régime végétalien.


Quelles sont les raisons qui vous ont fait écrire ou vous feront écrire:
Elle ne va écrire qu’un livre, un seul, en opposition totale avec celui de son père (qu’elle a détesté, le trouvant trop violent, trop lugubre et trop sanglant). Le but étant d’en écrire un qui contrebalance l’écriture sombre de sa famille, de se prouver qu’elle n’est pas atteinte comme lui. Aussi, étrangement, elle est persuadée que ses peurs disparaîtront le jour où elle aura pris revanche sur son père, ne serais ce qu’avec ce livre.

Croyez-vous en votre inconscient:
Non, et elle a bien tord de ne pas y croire.

Qui est votre idole:
Mano solo

De quoi avez-vous peur de manquer pendant ces trois mois:
D’inspiration : elle n’a jamais écrit une seule ligne, elle sait juste qu’elle sait et ce n’est pas très concluant. Elle a aussi peur de manquer de médicaments.

Ce qui vous excite:
Rien, ou tout peut-être. Elle est complètement paumée.

Quel rêve faites vous le plus souvent:
Aucun souvenir. Juste un goût amer au réveil.

Quel cauchemar:
Aucun souvenir. Mais terrible assurément : elle se réveille tremblante, en sueur et en larmes, allant parfois jusqu'à trouver de son sang sur ses ongles.


Racontez moi enfin comment vous m'avez séduit dans l'arrière-salle du café, l'histoire que vous m'avez raconté,
et qui fait que je vous ai choisis parmi tant de candidats:


La petite annonce, elle l’avait trouvé dans un pub, sur le bord d’une table.
Melody Jane n’était pas tombé ce jour là, elle ne s’était pas prise un gars ou une poubelle,
ni même un lampadaire sur le chemin.
Cela avait été une journée tranquille, une semaine bien calme.
Elle s’était rendue au pub, pour réfléchir un peu, pour se définir, se trouver. Pour son avenir vide.
Et Melody Jane était tombé sur ces mots, sur cette proposition, ce numéro.
Elle avait saisit son portable et elle avait appelé.
Le numéro, le bar, tout ça elle l’avait même pas marqué de peur de trop y penser.
Elle l’avait juste gardé dans un petit coin de sa tête.
Et puis Melody Jane avait attendu.

Dans l’arrière salle, elle s’était réfugiée dans un coin, elle avait essayé de tout noter,
des gens, des arrivées, des départs et puis tout avait commencé.
Elle ne se cachait pas, pourtant personne ne pouvait la voir, elle était trop parfaite, trop image.
On a cru que ce n’était que le hasard qui l’avait mise là.
Elle avait refusé le café, fallait pas qu’elle s’énerve.
Melody Jane a écouté.

Puis elle s’est levée pour partir.
Mais elle n’a pas franchit la porte tout de suite.

Non elle est allée voir le vieux.
De son allure lente dans ses habits blancs et beiges.
Melody Jane ne s’est même pas présentée tout de suite, elle a attendue, les yeux grands ouverts, apeurée.
Elle a commencé à parler :

" Ce n’est ni pour l’argent, ni pour les bénéfices. "

Elle avait vite comprit une chose :
il allait les prendre par les tripes, il ne voulait pas de tous, juste de ceux qui avaient quelque chose.
Elle n’avait rien.

« Ce serait plutôt pour une revanche.
J’aimerais écrire quelque chose de beau, de simple, une histoire d’amitié ou d’amour. Et que ça parle de perfection. »


Ses cheveux, ses mains, ses bras, sa taille, tout son corps étaient recouverts de petits grelots, presque silencieux, qui se balançaient doucement.
Signes de son anxiété.
Puis il y avait eut une chose à gauche, un bruit de chute ou de fracas.
Et d’un coup elle s’était retournée, comme prise d’assaut, si vite qu’on n’avait pu comprendre tout de suite pourquoi.
Quelques secondes elle avait observé, regardant chaque recoin de l’arrière café, puis elle s’était retournée avec lenteur.

« En fait je recherche surtout à m’éloigner quelque temps, trois mois se serait bien. »


Il avait posé des questions, elle avait répondu rapidement, sans vraiment dire la vérité.

« Melody Jane, Vous savez ? La Melody de l’accident … »

En fait elle n’avait pas répondu à tout.

Puis elle était partie simplement, toujours à l’affût, toujours prête à bondir.
Elle n’avait même pas compris pourquoi elle avait été acceptée. Elle n’avait rien dit.
Seulement pour M Whittier cela était visible comme la poitrine de Mme Clark.



Comment avez-vous connu Cachtíc?
Par M Whitier




J'accepte que mon personnage disparaisse au cours de l'aventure à quelque moment que ce soit si cela est nécessaire au déroulement de l'intrigue.
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MessageSujet: Re: Melody Jane   Dim 27 Avr - 20:34

Melody... comment peut-on oublier cette valse de Melody Nelson

Alors comme ça vous êtes la fille naturelle de Calamity Jane... une vieille copine, comme c'est drôle...
Cette écriture si féminine, au point que la particule qui vous distingue vient se glisser partout

(allez, mp, si tu veux un rendez vous particulier ma jolie) I love you

"Laissez venir à moi les petits n'enfants... "


qu'elle est belle et pure Miss peau de banane..... un vrai bonheur, quelle belle page blanche à graffigner


:dia0


Fiche Validée

gaffe au grand méchant loup.... Melody.... je crois qu'il vient juste de faire le plein pour son car d'handicapés

(et tes passés truc hinnn^^^ :tong: )
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