Ne trahissez pas votre promesse.
 
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 Moi c'est Jeez.

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Jeez
Comité du peuple pour la gratuité des tabourets
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Nombre de messages : 130
Date d'inscription : 02/07/2008

Schéma anatomique
Age: 38

MessageSujet: Moi c'est Jeez.   Mer 2 Juil - 14:50

(prononcez "Djiiiz")

Ce "Surnom" d'où vient il :
Sans blague ?...
Vraiment aucune idée ?
*se marre*
Non mais regardez-moi, un peu.

Ca y est, là ? Les cheveux, la barbe ? Le long nez ? Jeez, pour Jeezus, Jésus.
C’est comme ça que mes potes m’appellent depuis que je suis revenu à la chasse à l’ébène avec les tifs aux épaules. (et non ne concluez pas trop vite à un truc ignoble genre trafic de chair humaine, vous allez comprendre plus loin)
Donc voilà. Sachant que ma ptite mère est une fervente catholique, ça m’a fait marrer de garder le surnom.


Age : 38 ans. Et toutes mes dents sauf deux sagesses sournoises qui voulaient se caser au détriment de mes molaires.

Profession: Luthier. Vous savez, ces mecs qui font des instruments à cordes, guitares, violons, violoncelles. Et les archets qui vont avec, évidemment… C’est pas pour rien que je précise…

Bagage :
Alors… Vous voyez le tas de merde, là. Eh bien c’est mon sac. Il a vu le monde, et il en a gardé quelques petits souvenirs… Donc, ce grand truc informe en cuir râpé, rafistolé, avec des poches un peu partout, c’est à moi.
Alors, dedans… Des fringues. Faut préciser ? Bof, du confortable, robuste. Jeans, futal en coton à coulisse (confort total, surtout en vacances de calebard), un autre un rien plus chicos en lin noir, on ne sait jamais. Des chemises, coton, lin ou soie, j’ai tendance à transpirer dans le synthétique, et puis question contact, ça n’a rien à voir. Quelques t-shirts, mon gros pull irlandais qui gratte (un souvenir), deux autres plus minces, chaussettes, coton toujours, idem pour les sous-vêtements, et avant que ces demoiselles ne s’interrogent, je suis un aficionado du boxer-short. Godasses râpées, elles ont la même histoire que le sac, des tennis, des tongs. Et pour sacrifier à l’élégance, une paire de ces pseudos-chaussures de sport, cuir noir. Peu portées, juste pour dire, mais bon… soyons prêt à toute éventualité. Trousse de toilette évidemment, brosse à dents, rasoir, ce qu’il faut quoi, je vais pas m’amuser à faire le compte des dents qui manquent à mon peigne, non plus.

Dans un grand rouleau de cuir, mes gouges, forets, planes, rifloirs, tout ce qu’il faut pour travailler le bois. Histoire de pas perdre la main. Un bloc de wenge, un autre d’acajou. Une plaque de châtaignier et un assortiment d’éclats d’un peu tout, sombre, clair, tendre, même un peu de nacre. J’ai envie de me mettre à la marqueterie. Enfin bref, de quoi m’occuper les doigts, quoi.

Et mes trois gros cahiers toilés. Le matériau de base…


Physionomie:
Grand type un peu dégingandé, un rien voûté, je frise le mètre 90 et je me sens parfois seul tout là-haut… Plutôt mince, presque sec. L’air paisible et attentif en même temps. Paraît que j’ai de belles mains… Tu parles, pleines d’entailles et de cals… Les nénettes disent parfois de drôles de trucs. Expression de base, le sourire détendu. Quand j’accentue parce que je trouve un truc marrant, et c’est fréquent, ça plisse un peu au coin des yeux. 40 balais bientôt, mon pote…

Caractère:
Cool. Je crois que ça résume beaucoup de choses. Je suis du style à privilégier mon bien-être à mon look, à voyager les mains en poches et le sourire aux lèvres, curieux de tout, open-minded… Je regarde passer les grands stressés avec un peu de pitié et beaucoup d’incompréhension, je ne cherche pas à poursuivre les regards qui se dérobent, à chacun son temps de réserve, même si le mien est plutôt bref. Je suis pas timide, mais je ne me sens pas obligé non plus de sauter sur la bosse des gens pour me les attacher, quoi. Je suis pas un méchant, non plus, j’aime quand ça rigole, et quand ça ne se prend pas le chou. Paraît que je peux être un peu facétieux, taquin. Mais pas méchant. Sauf quand on me cherche vraiment.
Quoi d’autre… Bah, vous verrez bien. Le mec calme, souriant, qui n’aime pas la bagarre. Qui cherchera même à calmer le jeu, autant que possible. Mais gaffe quand même. Si nécessaire, je peux cogner. On n’a encore rien inventé de plus efficace qu’une pèche bien placée pour ramener à la sagesse ceux qui sont trop cons pour écouter ce qu’on leur dit.


Ce que vous fuyez avec tant d'ardeur:
*rigole*
Fuir ? Je ne fuir pas. J’ai un peu de temps à perdre et l’envie de tenter le coup, c’est tout. Mmmmmh… C’est pas totalement exact, ça, d’ailleurs. Mais bon, j’ai pas le sentiment de fuir, juste de prendre mes précautions… La nuance est subtile, mais elle est bien présente.


Quel mot avez vous laissé avant de tout quitter:
Juste quelques mots sur le répondeur de ma ptite mère : Je vais faire un tour en attendant ton archet. Chose promise chose due… Bientôt t’auras plus d’excuses !

En fait on a parié un truc elle et moi. Si je retape l’Amati de son père, elle va devoir apprendre à en jouer. Le violon est prêt, il est dans la ouate (oui, bon, c’est comme ça que je dis pour les merveilles qui méritent leur place dans la pièce climatisée cachée dans ma cave), il me manquait de quoi refaire un archet à l’identique. Et je reçois le bois dans quelques mois. Trois mois. Si tout va bien, elle va devoir s’y mettre avant la fin de l’année la ptite mère. Voilà qui va la sortir de sa grisaille.


Portrait familial:
Vite fait… J’ai un frère cadet quelque part dans un bureau du côté de Strasbourg. Plus vu depuis des années. On n’a pas grand-chose à se dire, ça doit être sa cravate, ça lui coince tellement le gosier qu’il n’arrive pas à sortir un truc intéressant à l’année. Enfin, j’admets, intéressant pour moi. Ses histoires de gros sous européens, ça m’emmerde copieusement. Et comme il est infoutu de parler d’autre chose… Passons.

La ptite mère. Une merveille de femme, je l’adore et je l’adorerai toujours. 1m60 talons compris, et des yeux qui pétillent autant que son humour. Institutrice primaire à la base, mais elle a arrêté à la naissance de Quentin. Il était de santé un peu délicate le ptit frère, asthme, allergies, toujours la goutte au nez ou la larme à l’œil. C’est un boulot à plein temps un gosse comme ça.

Papa, dossier clos depuis 6 ans. Cancer. Même pas rapide, en plus, comme cancer. Le foie. Et puis tout le reste, petit à petit. Je crois que je ne hais rien tant que cette saloperie de crabe. Ca a bouffé mon père, bouffé ma mère qui était presque aussi mal que lui. Et puis moi aussi, forcément. On peut rien faire, que regarder et essayer de sourire. J’ai passé la dernière année avec eux. Et la suivante avec elle, après. C’est elle qui m’a foutu dehors en prétendant qu’elle allait mieux. Et c’est vrai qu’elle va mieux. Mais c’est pas la joie dans son coeur, loin s’en faut. Mon frère lui a filé tout le blé qu’il lui faut pour le confort. Mais ça remplace pas son homme, ça. Surtout celui-là. Un colosse avec un rire puissant. Il me manque aussi.


Portrait que votre famille ferait de vous:
Mon frangin, c’est simple : je suis un martien, pour lui. Imaginez, une vieille bicoque que j’en finis pas de retaper, un boulot qui me ramène un pactole une fois tous les deux ans, à grignoter jusqu’à la fois suivante, en tenant grâce à du boulot « ordinaire », j’entends par là quelques guitares un peu particulières, une contrebasse, du tout-venant, quoi, de l’alimentaire… Même si j’aime chacune des petites âmes qui me sont sorties des mains, rien ne remplace les vénérables vieillards qu’on me confie parfois… Il pige rien à ça, lui. C’est le chiffre, le chiffre, le chiffre. Donc moi je suis le dingue qui fait des instruments, qui n’a pas de femme (entendez par là pas de femme attitrée), et qui vit dans un gourbi. Sachant qu’il n’a jamais foutu les pieds dans ledit gourbi. Il vit très bien sans, moi aussi.

Le père, il m’aimait bien, je crois. Il râlait un peu au départ que j’envoie balader les études, mais il m’a jamais forcé à rien. C’était pas le genre… Et puis, Mirecourt, d’une certaine manière ça vaut le conservatoire. Je sais qu’il appréciait moyen mes promenades à l’étranger, que ça le stressait un peu de me voir partir d’une semaine à l’autre sans jamais vraiment préparer le voyage, sans me soucier de ce que j’allais pouvoir me mettre sous la dent… J’avais beau lui dire que quand on sait travailler de ses mains on trouve toujours à faire, il était pas convaincu… Mais jamais j’ai eu le moindre reproche. Quand il me voyait revenir de six mois d’absence il me lançait une vanne comme si il m’avait vu la veille. Il m’appelait l’électron libre.

Et puis la ptite mère. Elle… Elle vous dirait que je suis un grand idiot cabochard qui ne fait rien comme tout le monde et qui passe sa vie à s’amuser et que c’est honteux parce qu’il était brillant à l’école si vous saviez madame et blablabla… En clair, un bon à rien. Mais si vous êtes attentif et que vous regardez bien son sourire et ses yeux, vous lirez tout le contraire.


Manie(s), tic(s), maladie(s), phobie(s), obsession(s), antécédent(s):Je suis bordélique. C’est irrémédiable.
Sauf pour mon atelier. Nina l’appelle « le bloc » tellement il est nickel.


Quel genre d'écrivain croyez-vous être:Aucun « genre ». J’ai jamais rien écrit d’autre que quelques récits de voyages pour les potes. Ils étaient morts de rire. Ecrivain comique, peut-être ? Et puis merde, il faut vraiment entrer dans un tiroir ?

Quel chef-d'œuvre comptez-vous écrire:Les trois cahiers toilés dans mon sac, ils contiennent les notes prises lors de mon dernier voyage, des croquis, des anecdotes, quelques passages plus suivis, des remarques gribouillées au vol. C’est là-dessus que je vais travailler. Un récit, complet, détaillé. Vivant, si possible.
C’est du Brésil que je reviens. C’est la seule région du globe où pousse le pernambouc. Et je veux que l’archet de l’Amati soit comme il doit être, parfait. Et pour être parfait il doit être en pernambouc. Sauf qu’on n’exporte plus ce bois. Sauf après des années de démarches administratives à la con. J’ai pas des années. Alors je suis allé sur place, et j’ai trouvé une combine. Mon tronçon arrivera au milieu d’un lot d’acajou. Si j’ai graissé les bonnes pattes et donné les bons cadeaux. Je croise les doigts… Totalement illégal évidemment. D’où l’intérêt de trouver quelque chose à faire pendant ces trois mois, en attendant l’arrivée du lot chez Nina. Si tout se passe bien, il m’attendra là. Si ça ne se passe pas bien, Nina sait quoi dire. Et je serai très difficile à trouver.
En attendant, je vais faire plaisir à mes potes, et écrire l’histoire. Ca m’occupera.


Quel est votre vœu le plus cher:Que le Crabe laisse ma ptite mère tranquille. Je veux une mort douce et paisible pour elle. Elle en a assez bavé. Douce, paisible… Et pas trop prochaine.

Vers quoi ou vers qui s'oriente votre désir de vengeance:Personne en particulier… Vengeance ? C’est de l’énergie gaspillée pour rien, y’a plein de trucs intéressants et positifs à faire de son temps…

Avez -vous un casier judiciaire: *se gratte la tête avec une petite grimace*
Je crains d’avoir laissé quelques traces de mon passage au Gabon… Bagarres. Le type avait un couteau. Maintenant, si jamais mon archet se fait repérer, ça va m’en faire un beau deuxième, pour contrebande…


Orientation politique: Indéterminée, plutôt baba-cool.

Orientation sexuelle: Les femmes… J’adore leur dessiner les ouïes sur les flancs…
Sérieux, Grand’Père, même si j’avais ces tendances-là, vous ne seriez pas du tout mon genre alors question suivante, merci.


Quel est votre plat préféré:
Gigot d’agneau-flageolets. Pas très exotique je sais. Mais c’est mon plat d’anniversaire. Sinon, je craque pour la cuisine libanaise.

Celui que vous détestez: Je ne suis pas très fruits de mer. J’ai eu de mauvaises surprises.

Quelles sont les raisons qui vous ont fait écrire ou vous feront écrire: Raconter. Intéresser, fasciner, amuser. Transmettre, quoi, partager. C’est pas ça, le but ? Pour tout le monde, je veux dire…

Croyez-vous en votre inconscient: Je crois en mon instinct. Je ne sais pas si c’est la même chose. Sinon je suis relativement terre-à-terre, comme mec.

Qui est votre idole: Elle est en bois, mon idole, et elle a 400 ans. La prunelle de mes yeux. Une viole de gambe, un guarnerius, en érable ondé, lisse comme le sourire de Mona Lisa. J’ai pas encore réussi à lui voler tous ses mystères…

De quoi avez-vous peur de manquer pendant ces trois mois: D’air.

Ce qui vous excite: Difficile à dire… Des odeurs, souvent. Quand on débarque ailleurs et que ça se sent. Cuisine exotiques ou fleurs ou poussière. Chaque endroit a sa carte d’identité. Les couleurs, les parfums.

Quel rêve faites vous le plus souvent: Un grand classique, mais c’est mon préféré : je vole. Détail bizarre, je vole la brasse ! Bras et jambes. Pas très élégant, je sais. Mais le panard vaut bien un peu d’inélégance.

Quel cauchemar: J’ai pas le souvenir d’avoir jamais fait un vrai cauchemar. Des rêves insensés, oui, parfois, mais des trucs vraiment horribles ? Quand j’étais môme peut-être, mais je ne me souviens plus.

Racontez moi enfin comment vous m'avez séduit dans l'arrière-salle du café, l'histoire que vous m'avez raconté,
et qui fait que je vous ai choisis parmi tant de candidats:

Est-ce que je sais, moi. J’étais là, en train de regarder la faune locale et de faire des hypothèses sur les chances de chacun, j’avais parié sur une jolie gamine à l’air doux, et aussi sur un jeune gars avec un sourire timide, je me souviens. Par contre l’énorme type suant qui débordait de son futal, je m’étais dit qu’il ne passerait pas. Y’avait cette femme carrossée chez Lamborghini, au moins aussi voyante et blinquante, et son sourire qui jurait avec ses yeux. J’échangeais quelques commentaires à mi-voix sur les donzelles avec mon voisin, la trentaine, quelques kilos de bière en devanture et un début de calvitie, mais un humour décapant, le type.
Et puis la chaise s’est libérée, jolie jupette flottante sur des belles cuisses fuselées. J’ai suivi la fille des yeux une seconde, puis j’ai croisé le regard de Grand’Père. Il est resté impassible, mais moi je souriais. J’ai dit à la revoyure à mon collègue, j’ai quitté ma place et je suis allé m’installer. J’avais un de mes cahiers toilés avec moi, mais en fin de compte je ne l’ai pas ouvert. J’ai juste dit :
J’ai une histoire à raconter, j’ai du temps libre, et pas d’obligations. Pas de références, désolé. Ni bonnes, ni mauvaises, d’ailleurs. Mais l’histoire est bonne, et si moi aussi je suis bon, sait-on jamais, ça pourrait vous emmener ailleurs. Les tapis volants c’est dans les contes, mais on peut voler autrement. Ca vous dit ?


Comment avez-vous connu Cachtíc?Par une amie très proche qui a embarqué sur ce même navire…

J'accepte que mon personnage disparaisse au cours de l'aventure à quelque moment que ce soit si cela est nécessaire au déroulement de l'intrigue.
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M. Whittier
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Masculin Nombre de messages : 1580
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Date d'inscription : 20/04/2008

Schéma anatomique
Age: je parierais pour centenaire....

MessageSujet: Re: Moi c'est Jeez.   Mer 2 Juil - 15:14

Qu'est ce que je disais il y a peu hein mu j'entends déjà les cris d'hystérie

Quant à voler mon cher ami disons qu'au niveau de la gravité je suis déjà un peu plus chargé que les autres, mais avec un surnom pareil je peux bien espérer de ta part un petit miracle qui me donnera l'illusion d'être un putti qui s'ébat dans les cieux.
Bonne route à toi mon garçon, et surtout bonne chance!

*Ouvre la trappe qui mène à la cage aux lions et regarde partir avec un pincement au cœur le Mensh qu'il espère bien armé, et vacciné...*


Dommage que je ne sois pas ton genre, vraiment...


Fiche Validée


Allez c'est parti !

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Moi c'est Jeez.
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