Ne trahissez pas votre promesse.
 
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 Mayole

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Mayole
Comité du peuple pour la prolifération des sacs poubelles, cordes à sauter et des petits Grégory
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Féminin Nombre de messages : 181
Localisation : Dans un endroit calme, si possible
Emploi/loisirs : Un peu de tout, un peu de rien
Humeur : bonne question
Date d'inscription : 05/04/2009

Schéma anatomique
Age: 32 ans

MessageSujet: Mayole   Lun 6 Avr - 21:39

Surnom : Mayole

Ce surnom d'où vient-il : De Reynald, mon premier amant.

Depuis petite, je passe mes journées à lutter contre le sommeil. Tout le temps. A l'école, j'avais mis au point une technique pour ne pas m'endormir. Je mettais des punaises sur ma chaise. Tout au bord. Tant que j'étais éveillée, je tenais les jambes un peu élevées, en m'appuyant sur la pointe des pieds. Dès que je m'endormais, la piqûre des punaises me réveillait. Ca ne marchait pas toujours, mais j'ai quand même évité bien des heures de colles grâce à ça.
Par contre, la nuit je ne dormais pas bien. Ma sœur m'accusait de ronfler. Comme si une fille pouvait ronfler…

J'ai bien dit au pédiatre que j'avais tout le temps sommeil. Et que je ne dormais pas bien. Mais il a mis ça sur le compte d'un besoin de me rendre intéressante. Et j'ai continué à mal dormir la nuit et à m'endormir n'importe quand pendant la journée.

Ce n'est que plusieurs années plus tard que j'ai enfin eu l'explication. Lorsque Reynald s'est inquiété de me voir m'endormir à tout bout de champ. Pour être franche, je pense qu'il s'est surtout vexé lorsque ça m'est arrivé 3 fois de suite alors qu'on faisait l'amour. Il m'a emmené chez un de ses amis; un spécialiste du sommeil. J'ai dû aller passer la nuit dans une clinique, avec un paquet d'électrodes sur la tête. Il s'est avéré que je faisais de l'apnée du sommeil. Alors que ça n'arrive le plus souvent qu'aux hommes plus âgés, j'étais une exception. Quelle chance. J'aurais dû jouer au loto avec un bol pareil.
Quand il a entendu ça, Reynald a dit : "De l'apnée ? Comme Mayol alors !" Et ça m'est resté. J'ai juste rajouté le "e" pour donner une note féminine.

Âge : 32 ans

Profession : Je fais des petits boulots, le plus souvent à la maison. Ecrire des offre d'emploi pour ma voisine, faire la lessive de tous les célibataires du quartier (et il y en a), j'ai même donné un coup de main pour repeindre une maison. Par contre, je ne peux plus garder des enfants depuis que je me suis endormie en faisant prendre son bain à la fille du propriétaire de mon ancien appartement.

Bagage : Une valise Samsonite 4 roues, rectangulaire, 82 cm, 6.54 kg, rouge. Elle n'est même pas cabossée, je n'ai pas souvent eu l'occasion de l'utiliser.

Contenu : Une paire de jeans, une paire de short en jeans, une robe simple bleue, une jupe beige, 2 pulls dont 1 noir raz du cou et un rouge avec un petit col, 1 chemisier blanc, 2 t-shirt avec des dauphins (cadeau de Reynald), 7 slips, 7 paires de chaussettes, 10 paires de bas, deux soutien-gorge, un pyjama court, un pyjama long, une paire de mocassin, une paire de soulier noir avec un petit talon. Voilà pour l'habillement.

Plusieurs sachets de génie lavabo. Un beauty avec brosse à dent, dentifrice, fil dentaire, un peigne, une brosse, un coupe-ongle, une lime à ongle, un déo, un tube de veet, du savon liquide, des échantillons de shampoing, de la crème de jour, 5 boîtes de dafalgan 500, du Donormyl, des comprimés de caféine. Mon compresseur et son masque (que je n'utilise quasi jamais).

Une boîte de crayons à papier Caran d'Ache mine AB, un taille crayon, 2 blocs de feuilles A4. Et comme il y avait même encore de la place (c'est quand même incroyable tout ce qu'on peut enfiler dans ces valises), j'ai même pu rajouter deux livres de fin de monde pour rester dans l'ambiance (le fléau de Stephen King, Malevil de Robert Merle) et, caché tout au fond d'une poche, ma boîte à souci : une vulgaire coque en bois mal taillé avec un pseudo-scarabée qui agite ses pattes lorsqu'on l'ouvre, et qui est sensé avaler vos soucis lorsque vous refermez la boîte. Vous pouvez rigoler, mais dès fois, ça marche.

Physionomie : Cheveux châtains, quelques mèches plus claires. Mi-long à long, ça dépend de l'envie d'aller chez le coiffeur. Yeux foncés. Ils peuvent passer du noisette-marron au noir selon mon humeur. Regard enfoncé aussi d'ailleurs. Ces années de mauvais sommeil ont marqué mes traits, le regard est fatigué. Mais il ne faut pas s'y fier. Un éclat peut parfois crucifier la personne qui aura fait ou dit quelque chose qui ne me plaît pas.
Je ne suis pas très grande. La dernière fois que je me suis mesurée, j'étais à 1m65. Je ne dois pas avoir grandi depuis, même si ça fait quelques années. Sans être grosse, ma taille est un peu lourde, quelques kilos de trop sur les cuisses, sur les fesses. Manque d'exercice, c'est certain.
Poitrine banale. Juste ce qu'il faut pour confirmer que je suis une femme, et toujours assez pour occuper les mains d'un fou comme on m'a dit souvent. Mais pas le genre de poitrine qui fait tourner ou descendre les regards. Par contre j'ai des jolis mollets, ni trop fin ni trop gros. Sauf que personne ne regarde jamais les mollets.

Caractère : Quand je ne suis pas endormie ou assommée par les médicaments, je peux tour à tour être enthousiaste, volubile, passionnée, extravagante...
Je me rappelle m'être faite arrêter par les flics alors que je voulais régler la circulation à minuit sur un boulevard. J'avais mis un bidon de chantier sur ma tête, et j'avais pris une balayette et une ramassoire. Je ne comprends pas pourquoi ils m'ont arrêtée d'ailleurs. Il n'y avait pas eu d'accident. Ils m'ont fait souffler dans le ballon, mais je n'avais rien bu. Enfin rien encore. Je me suis rattrapée en sortant du poste.
Mais je peux également être morne, renfermée, taciturne.
Je dirais que j'ai un caractère de caméléon. Sauf que je ne m'adapte pas souvent à l'environnement.

Ce que vous fuyez avec ardeur : Je ne dirais pas que je fuis. Au contraire. Je vais à la recherche. Je vais chercher le repos, le sommeil normal enfin. Je ne l'ai trouvé nulle part jusqu'à présent. Peut-être que ce sera ailleurs, avec des inconnus. Puisque ce n'est en tout cas pas chez moi.

Quel mot avez-vous laissé avant de tout quitter : "Et si le repos n'était qu'une illusion ?" Je l'ai laissé au dos de ma convocation pour l'opération qui était sensée me guérir enfin de mon apnée. La dixième opération. Je n'y crois plus.
Je ne sais pas qui va la trouver. Elle est posée sur le meuble à chaussure, juste à l'entrée. Je n'ai pas fermé la porte à clé. Peut-être que ce seront des cambrioleurs qui la verront les premiers.

Portrait familial : J'ai grandit dans une ferme. Toutes les générations vivaient sous le même toit. Il y avait donc mes parents et ma sœur, mais également un oncle et une tante mariés et leur conjoint bien sûr, leurs 5 fils, un oncle célibataire, les parents de mon père et une grande tante impotente. Heureusement que la ferme était grande, et surtout que nous n'étions que deux filles. On avait comme ça la chance d'avoir une petite pièce rien que pour nous deux. En plus, comme ma sœur se plaignait de mes ronflements, elle allait souvent dormir au salon, avec nos cousins. C'était les rares instants où je pouvais me retrouver seule. Mais paradoxalement, c'était durant ces moments là que je me sentais le moins solitaire. Il y avait enfin le silence, qui me permettait de sortir de ma bulle et d'exister, à part entière. Même si ce n'était que devant des peluches.

Je suis partie de la ferme le jour de mes 18 ans. Et j'ai pris un studio en ville. Seule. Depuis, je n'ai plus jamais accepté de passer plus de quelques jours, quelques semaines si vraiment la personne en vaut la peine, avec quelqu'un d'autre. Ca sera la première fois que ça se reproduira à nouveau.

Portrait que votre famille ferait de vous : Il y avait tellement à faire à la ferme que je ne suis pas sûre que mes parents ont eu assez de temps pour pouvoir vous raconter quelque chose sur moi.
J'imagine qu'ils vous diraient que je ne bossais pas bien, que j'étais souvent étourdie. Qu'on ne pouvait pas compter sur moi. Qu'il n'était pas rare qu'on m'envoie m'occuper des poules et qu'on me retrouve avachie sur une botte de foin. Que j'étais fainéante. Ils ont vu tout ça, mais ne se sont jamais posé de questions. Je ne pense pas qu'ils sachent quelque chose de mon caractère. Ni même qu'ils s'en soient souciés d'ailleurs. Il y avait bien trop de monde à table pour s'intéresser à quelqu'un en particulier. Et le reste de la journée, quand on n'était pas à l'école ou à se débrouiller pour faire nos leçons, on devait aller donner un coup de main à la ferme.

La personne qui en sait le plus sur moi dans ma famille, c'est ma sœur. Parce qu'on avait la même chambre. Mais même elle, ne sait pas grand-chose. Elle ne restait pas souvent avec moi. Peut-être qu'elle pourrait quand même vous dire que je pleurais souvent. Si elle s'en rappelle.

Plus personne ne s'est inquiété de moi depuis que je suis partie. J'ai vaguement appris que ma sœur s'était mariée à un de nos cousins, après avoir obtenu une dispense de je ne sais quel bureaucrate. J'espère qu'ils n'auront pas d'enfant.

Manie(s), tic(s), maladie(s), phobie(s), obsession(s), antécédent(s) : Je ne supporte pas quand il y a trop de bruit. Un brouhaha de conversation dans un café me rend malade. J'ai d'ailleurs attendu dehors tout à l'heure. Je ne suis entrée qu'à la toute dernière minute. Trop de monde m'indispose également, mais là j'arrive parfois à faire des efforts. En fait ça dépend de mon humeur.
Je n'ai d'autre obsession que de chercher le repos la nuit durant.

Quel genre d'écrivain croyez-vous être : Le genre soporifique. Un écrivain qu'on lit, et dont on ne se rappelle plus une ligne la minute suivante. Même pas un auteur de roman de gare. Trop ennuyeux.

Quel chef-d'œuvre comptez-vous écrire : Un roman, une nouvelle, deux pages, qu'importe la longueur mais quelque chose qui fasse vraiment dormir. Le livre que tous les insomniaques s'arracheraient. Avec un peu de chance, on le ferait même rembourser par la Sécu. Garanti sur facture; vous en lisez 10 lignes, vous dormez. Si vous ne vous êtes pas endormi après 1 page, on vous rembourse.

Quel est votre vœu le plus cher : Si je dois vous répondre, c'est que vous n'avez pas bien compris ce que j'ai écrit depuis le début. Je pense que c'est assez clair et je ne vais pas me répéter. Je risque de devenir lassante à force.

Vers quoi ou vers qui s'oriente votre désir de vengeance : Contre Hypnos, Somnus, Morphée… Vous l'appelez comme vous voulez, mais si vous le croisez, demandez-lui s'il veut pas reprendre ses fiches et voir s'il ne s'est pas trompé quelque part dans les livraisons.

Avez-vous un casier judiciaire : Ben si on fait abstraction de cette histoire de bébé dans la baignoire, non. Et disons que c'était pas justifié parce qu'elle a quand même, heureusement, pas eu trop de dégâts la petite. Ils ont juste dû lui greffer des branchies à la place d'un poumon.

Orientation politique : Aucune. Je n'ai pas le sens de l'orientation

Orientation sexuelle : Jusqu'à présent hétérosexuelle. Mais c'est peut-être juste parce que je n'ai pas encore eu d'autres occasions. Qui sait.

Quel est votre plat préféré : Tout ce qui est pimenté. Qui arrache la gueule. Les trucs à réveiller les morts.

Celui que vous détestez : Le riz au lait. C'est fade, c'est gluant, c'est.. beurk.

Quelles sont les raisons qui vous ont fait écrire ou vous feront écrire : Le fait de n'avoir pas eu une tune quand je suis partie de la ferme. Même pas de quoi acheter un bouquin. Par contre, j'avais pris du papier et un crayon. Alors, au lieu de lire, j'ai commencé à écrire. Et je continue. Ca passe le temps, ça permet de s'évader.

Croyez-vous en votre inconscient : Je pense qu'il est plus souvent présent que mon conscient. Mais peut-être que c'est lui qui parle là, et il ne faut pas croire tout ce qu'il raconte.

Qui est votre idole : Je n'ai pas d'idole. Ou alors peut-être celui qui écrit les bottins de téléphone. Quel talent.

De quoi avez-vous peur de manquer pendant ces trois mois : De calme. Je ne sais pas s'il sera possible de me trouver un petit coin tranquille, et ça m'inquiète.

Ce qui vous excite : Toutes les situations nouvelles. L'inconnu me fait vibrer.

Quel rêve faites-vous souvent : Je ne dors pas assez longtemps d'une traite pour avoir des rêves. Ou du moins pour m'en souvenir.

Quel cauchemar : c'est peut-être le seul avantage que ça m'apporte. Je ne fais pas de cauchemar non plus.

Racontez-moi enfin comment vous m'avez séduit dans l'arrière-salle du café, l'histoire que vous m'avez raconté, et ce qui fait que je vous ai choisis parmi tant de candidats : Je suis restée debout au fond. Il n'y avait plus de place assise. J'ai réussi quand même à m'appuyer contre un mur. Ca n'a pas manqué, au bout d'un moment, je me suis assoupie.

Lorsque je me suis réveillée, j'étais la dernière dans le café. Je voyais juste au fond une porte entrouverte avec de la lumière. Ne sachant pas quoi faire, j'y suis allée et je vous y ai trouvé. Je vous ai vu la tête penchée sur une liste, à compter des lignes sur un papier et grommeler "C'est pas possible. Il m'en manque un". J'ai toussé pour montrer que j'étais là. Vous avez levé les yeux vers moi. Il m'a semblé voir une lueur dans votre regard, mais ça a été si bref que j'ai pu me tromper.

Vous m'avez alors demandé pourquoi je pensais que j'allais être choisie. Franchement, je ne savais pas quoi répondre. Je ne savais pas à quoi j'allais m'exposer du reste. J'avais loupé une partie du laïus de Mme Clark.

J'ai pensé un instant à remonter légèrement ma jupe, mais j'étais en pantalon. En plus, je doute que ça eut vraiment été efficace. Vous avez bien un air lubrique, mais je ne pense pas que ça vous influence en quoi que ce soit. Que vous vous rinciez l'œil, oui ça sûrement. Mais gratos. J'ai alors bluffé:

"Vous allez me prendre parce que vous avez besoin de moi. Sans le savoir, vous m'attendiez. Ne cherchez plus, je suis là. Vous avez besoin d'une plume, j'ai mon crayon. Des pages remplies, mes blocs n'attendent que ça. Ne me dites pas merci. Ca me fait plaisir".

Si j'avais mal compris ce que vous aviez dit, et mal interprété la lueur, c'était cuit. Mais j'ai tenté le tout pour le tout. Qui ne risque rien, n'a rien.

Comment avez-vous connu Cachtic ? Une elfe est venue me souffler cette adresse à l'oreille, une des rares fois où je dormais profondément.

J'accepte que mon personnage disparaisse au cours de l'aventure à quelque moment que ce soit si cela est nécessaire au déroulement de l'intrigue.
Mais je me battrais jusqu'à mon dernier souffle pour que ça n'arrive pas.
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M. Whittier
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Schéma anatomique
Age: je parierais pour centenaire....

MessageSujet: Re: Mayole   Mar 7 Avr - 21:08

Vous avez besoin d'une plume, j'ai mon crayon.




C'est utile pour dessiner l'indiscible....


Une fille avec des punaises
qui noient les enfants
narcoleptique
en communication avec les poules
( Rolling Eyes )

caméléon invertébré
une boite à soucis comme d'autres font des boites à cauchemars...
regard de centurion
qui règle la circulation comme un dompteur funambule
rêve de traverser l'Achéron des insomnies avec des barques de mots...
orientée vers le bas et sans ceinture
famille consanguine
bouffe des trucs qui lui arrachent la gueule pour éviter de crier


Oui je vous ai cru Mayole, j'avais besoin de vous.

Bienvenue vertigineuse profondeur.


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Mayole
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