Ne trahissez pas votre promesse.
 
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 Ficelle.

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Ficelle
Comité du peuple pour virer dans les toilettes le reste de bouffe foutue
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Nombre de messages : 291
Date d'inscription : 03/05/2008

Schéma anatomique
Age: 31

MessageSujet: Ficelle.   Dim 4 Mai - 0:15

Ma mère m’appelait Princesse. Je détestais ce surnom. Banal, d'une stupidité bêlante et totalement inadapté.
C’est une amie d’enfance qui m’appelait ficelle, à cause de mes cheveux. Blonds très clair, et raides. Ils ont foncé, mais ils sont toujours raides. Et très secs.
Il ne me va pas ce surnom. C’est souple, une ficelle. Et moi je suis tout sauf souple. Mais j’ai gardé l’amie, et le surnom.

Profession :
Je donne des cours de langues anciennes, par correspondance et internet. Quelques traductions aussi, parfois, pour changer. Latin et grec, évidemment, copte, araméen, assyrien. Gaélique aussi, mais ça ça vit toujours. Arabe, ça vit aussi.

Age : 31 ans.

Bagage : Un grand sac de voyage de cuir épais et lustré.
Vêtements de rechange, un peu de tout, plus de pantalons que de jupes, peu de couleurs claires, surtout du noir, du gris, du bleu. Toujours des coupes très près du corps. Sous-vêtements en suffisance. Quatre paires de chaussures, escarpins, bottillons lacés à talon haut, sandales, et des mocassins à semelle plate. Une tenue de sport, chaussures de jogging. Un peignoir léger, pas de vêtements de nuit, j’ai ça en horreur.
Trousse de toilette complète, pour moitié des produits de maquillage. Somnifères. Anxiolithiques.
Deux jeux de cartes, pour les patiences.
Plusieurs romans insipides.
Cigarettes. Seulement une douzaine de paquets.

Physionomie :
Froide et fermée.
Jamais tout à fait détendue, sauf quand je dors profondément, et c'est rare.
Assez grande, très maigre, pâle. Maquillage accusé, les lèvres et les yeux.
Vêtue de sombre, pantalon droit, veste cintrée, talons hauts. Austère et classe.
Les cheveux tirés sur la nuque, blond foncé assez terne, apparence rêche.
Ongles coupés ras, sauvagement ras. Une blessure au pouce et au médius gauche, sparadraps.
Aucun bijou.

Caractère: Individualiste, égoïste. Asociale.

Ce que vous fuyez avec tant d'ardeur: Les questions et les attentions déplacées. Surtout de ma mère.

Quel mot avez vous laissé avant de tout quitter:
« Prenez les plantes et le chat. »
Sur la table de l’entrée, une demi-lune en bois sombre surmontée d’un de ces vieux miroirs au tain écaillé. Une simple carte blanche, sans en-tête. Ecrite à la plume, encre noire. L’écriture est grande, couchée, toute en pointes. Elle n’est adressée à personne mais il n’y a qu’Adèle qui entre ici, la petite femme boulotte qui s’occupe de l’appartement et du linge.

Portrait familial:
Mon père est mort il y a trois ans. Ma mère, non. Accident de voiture.
Mon frère est mort aussi, il y a nettement plus longtemps, il avait 8 ans, moi 15. Méningite. De sorte que ma mère n’a plus que moi, et je suis seule à porter le poids insupportable de ses tendresses et de son agaçante façon de se mêler de tout.

Portrait que votre famille ferait de vous: Ma famille c’est ma mère, point. Et elle me trouve parfaite, sauf que je suis trop maigre, mange un peu, je suis trop seule, sors un peu, je suis célibataire, et il y a tant de beaux garçons, blablabla. Les autres ne m’approchent que quand c’est nécessaire, ou parce qu’ils ne me connaissent pas assez pour savoir qu’ils vont se faire claquer le museau au premier mot. J’ai peu d’amis. Deux, en vérité. L’une est une amie d’enfance. L’autre un ancien amant qui a trouvé plus chaleureux ailleurs, mais qui continue à apprécier ma manière abrupte de parler.

Manie(s), tic(s), maladie(s), phobie(s), obsession(s), antécédent(s): Maniaque de l’ordre et de la propreté, tyrannique avec les femmes de ménage. Ne supporte pas une porte entrouverte, surtout dans mon dos. Périodes d'anorexie. Ronge ses ongles, voire ses doigts. Grince des dents la nuit.

Quel genre d'écrivain croyez-vous être: Aucune idée. Ce que j’écris ne risque pas de plaire et je m’en moque, en fait. J’écris quand même, dès que je le peux. Les personnages que je décris sont tous laids de quelque part. Les situations sont sombres, quand elles sont claires c’est qu’elles sont éclairées par des néons d’hôpital ou de morgue. Je n’aime pas qu’on me lise, ça me crispe, même si c’est déjà arrivé une fois ou deux. Trois qualificatifs ont été accolés à ce que j’écris. Glacial, suffocant et à gerber. Je suis assez d’accord. C'est l'effet que ça me fait aussi.

Quel chef-d'œuvre comptez-vous écrire: Le terme « chef-d’œuvre » suppose que quelqu’un d’autre décidera de nommer ainsi ce que je compte écrire. Et donc devra le lire. Si cela arrive jamais, je veux que ce lecteur découvre les tréfonds de l’ignominie et de la terreur. Je veux qu’il vomisse avant le mot fin. Et qu’il en cauchemarde pendant des mois.

Quel est votre vœu le plus cher: Amasser assez de fric pour pouvoir éviter le reste du monde pour le restant de mes jours.

Vers quoi ou vers qui s'oriente votre désir de vengeance: Je hais mon frère cadet. Il est mort, mais quand même, je le hais.

Avez -vous un casier judiciaire: Non.

Orientation politique: Peu importe du moment que ce ne sont pas ces babas-cool de Verts.

Orientation sexuelle:
Hétérosexuelle à tendance abstinente.

Quel est votre plat préféré: Quelque chose de rapide à préparer et qui peut se manger d’une main pendant que je lis le journal de l’autre. La cuisine au wok par exemple. Surtout les langoustines.

Celui que vous détestez: Les abats, en général. Et en priorité les rognons de veau que ma mère persiste à imaginer être mon plat préféré.

Quelles sont les raisons qui vous ont fait écrire ou vous feront écrire:
Ca me détend. Ca me permet de bien dormir. Quelques heures d'écriture, puis trois clopes et un verre de whisky sur le balcon, quel que soit le temps.

Croyez-vous en votre inconscient:
Quelle question. Evidemment. De là à dire que je m’y fie ou que j’y prête attention, c’est autre chose.

Qui est votre idole: Idole ? Je n'approcée rien avec suffisamment d'intensité pour pouvoir parler d'idole. J'aime la voix de Björk. Celle de Lisa Gerrard aussi, dans un autre style.

De quoi avez-vous peur de manquer pendant ces trois mois: De tranquillité. Je déteste qu’on m’importune.

Ce qui vous excite: Choquer les gens. Surtout les tendres demoiselles ou les hommes doux. Voir leurs lèvres se durcir et leurs yeux ciller.

Quel rêve faites vous le plus souvent: Difficile à dire. Mes rêves sont flous et mouvants, et je m’en souviens très peu. La plupart du temps il y règne un climat assez tendu, de recherche ou d’attente.
Quel cauchemar: Je meurs. Ou je tue, mais c’est moi que je tue. En étant quelqu’un d’autre. Enfin, je meurs, quoi. Et toujours à l’arme blanche, et de face. En plein ventre.

Racontez moi enfin comment vous m'avez séduit dans l'arrière-salle du café, l'histoire que vous m'avez raconté, et qui fait que je vous ai choisis parmi tant de candidats:

Une foule effroyable dans cette pièce. Surchauffé, brouhaha, une tension à couper au couteau. Des yeux qui brillent et des dents qui sourient et des gorges qui rient trop fort. Trop, beaucoup trop de gens. Et le café est ignoble.
Je suis tassée dans un coin, sur une chaise d'un inconfort spartiate ou britannique, l'un étant le digne héritier de l'autre. Un gros type à côté de moi doit avoir les dents pourries, ça empeste. Et tout cet air qui a déjà été respiré cinquante fois, le dégoût me retourne le ventre presque autant que le café. J'écoute parler la femme en plastique. Je me demande où s'arrête la chair et où commence la chirurgie. Ce charcutage, et pour quoi ? Un cran de plus sur l'échelle du dégoût. Je dépose le café sur une table voisine, une gorgée de plus et je vide mon estomac sur le pantalon graisseux du gros type moisi des dents.

Un soulagement quand il s'en va, celui-là. J'ai du rêvasser, somnoler, car la pièce a perdu deux tiers de ses occupants, et ça, c'est une bonne nouvelle. Le vieux avec les yeux de tortue et la face comme une vieille patate oubliée dans un coin de placard discute avec une jeunette toute en fraîcheur et robe fleurie. C'est mignon quand c'est si petit. La gamine libère la place.
Et je suis debout. Et l'instant d'après assise sur la chaise chaude, crispation des commissures, je dois être la trentième paire de fesses à ajouter ma chaleur à celle des autres. Il est encore plus moche de près, lui. Quelque chose qui me dérange dans le reflet qui nage dans ses yeux glauques. Frisson dans le dos. Sans que ce soit vraiment un scoop, d'ailleurs, je déteste me trouver si près de quelqu'un, surtout quand le quelqu'un me regarde, et surtout quand il me soupèse comme celui-là semble me soupeser.

Une seconde de malaise, à l'idée que je n'ai rien préparé, rien apprêté, sans filet maintenant ma vieille, tu fonces, ça passe ou ça casse.


Bonsoir.

Et puis plus rien. Pendant trois bonnes secondes. Il n'a même pas cillé.
Un soupir et un petit froncement de sourcil.
Je poursuis donc, à voix presque basse.
Comme au confessionnal.


Trève de gazouillements inutiles, je veux en être. Trois mois en tête à tête avec une plume, ça me convient très bien.
Tant que les téléphones sonnent dans le vide et que les chiens sont assez affamés pour bouffer du facteur à tous les repas.
Promettez-moi que les portes resteront closes.
Et je vous promets...


Un sourire, mais froid, et dur.

... de produire.

Comment avez-vous connu Cachtíc? Un rendez-vous chez le médecin. La fiche était punaisée dans la salle d'attente.

J'accepte que mon personnage disparaisse au cours de l'aventure à quelque moment que ce soit si cela est nécessaire au déroulement de l'intrigue.
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M. Whittier
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Masculin Nombre de messages : 1580
Humeur : Biblique
Date d'inscription : 20/04/2008

Schéma anatomique
Age: je parierais pour centenaire....

MessageSujet: Re: Ficelle.   Dim 4 Mai - 14:01

What a Face Je la sens la vague de froid je la sens....

*vais avoir du boulot avec une femme si chaleureuse*
Sortez vos couvrantes

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Ficelle.
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